Une image (du latin imago, qui désignait autrefois les masques mortuaires, moulés à partir de cire d’abeille, sur le visage d’une personne morte afin d’en conserver les traits, comme d’un portrait) est une représentation visuelle, voire mentale, de quelque chose (objet, être vivant et/ou concept).
L’image visuelle artificielle peut être :
- enregistrée à partir du réel : photographie, vidéo, radiographie, IRM, …
- fabriquée à partir d’une construction ou d’une restitution du réel : dessin, peinture, image de synthèse, …
Images numériques

Dans l’image ci-contre (thermographie NOAA réalisée le 30 mars 1991), le niveau de température est codé par une intensité de gris.
Un ordinateur ne manipule que des valeurs numériques (représentées sous forme binaire) ; une image numérique devra donc être codée par des nombres.
On distingue deux types d’image numérique :
- les images matricielles : formées de points (des pixels)
- les images vectorielles : formée d’éléments géométriques (segments de droite, arcs de cercles, …)
Image numérique matricielle
Exemple d’image matricielle :
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| Image d’une coupe sagittale de cerveau humain obtenue en IRM anatomique |
La même image avec un zoom x 4 On commence à distinguer les pixels. |
Zoom x 12 : un tableau de pixels… |
On appelle image matricielle ou « carte de points » (de l’anglais bitmap), un ensemble fini de points colorés appelés pixels (contraction de picture elements) organisés en matrice (tableau à 2 dimensions).
Cette matrice contraint l’image à des dimensions fixes : une largeur (width) et une hauteur (height), le tout exprimé en pixels.
Une troisième dimension, appelée profondeur, permet de coder la couleur de chaque pixel. La profondeur d’une image peut être de différentes tailles :
- 1 bit : 0 ou 1 pour les couleurs « noir » ou « blanc »,
- 1 octet : pour coder 256 niveaux de gris, ou bien une palette de 256 couleurs,
- 3 octets : pour coder les proportions de rouge, de vert et de bleu (256 valeurs possible chacun),
- 4 octets : pour coder en plus une information de transparence,
- …
Activité :
L’icône ci-contre (fortement zoomée) a une résolution de 18 par 18 pixels.
- Télécharger les éléments suivants :
- Éditeur hexadécimal : Frhed
- Icône 18×18 :
(faire un clic-droit puis Enregistrer la cible du lien sous … »)
- Ouvrir l’image (au format PGM) avec l’éditeur hexadécimal.
- Modifier la largeur de la fenêtre jusqu’à observer quelque chose de remarquable. Décrire et expliquer.
- Sous quel format sont codés les pixels de cette image ?
- Quelle est la profondeur de cette image (en bits).
La taille (size) d’une image (quantité de mémoire nécessaire pour stocker une image) dépend du type de mémoire :
- sur une mémoire de masse (disque dur, …) l’image est stockée dans un fichier (voir Formats d’enregistrement),
- dans la mémoire vive, elle occupe une place qui peut donc être calculée ainsi (en octets) :
- Télécharger l’image ci-contre (faire un clic-droit puis Enregistrer la cible du lien sous … ») :
- A partir de l’explorateur de fichier, faire un clic-droit sur Coco.png, puis Propriétés.
- Quelles sont ses dimensions (en pixels) ? Sa profondeur (en bits) ?
- Calculer la quantité de mémoire vive nécessaire pour l’afficher.
Formats d’enregistrement
Il existe de nombreux formats pour enregistrer une image, avec des niveaux de complexité très variables.
Les plus courants sont :
- PNG : Portable Network Graphics
Il permet les fonds transparents. La compression proposée par ce format est d’une qualité 5 à 25 % meilleure que la compression GIF. - JPG / JPEG : Joint Photographic Experts Group
Un des formats les plus utilisées sur le net. Les appareils photo numériques compacts prennent également les photos au format JPG. Il contient des méta informations (des EXIF et IPTC) qui permettent de connaître des informations au sujet de la photo. - GIF : Graphics Interchange Format
Format adapté aux images de basse résolution. Permet la transparence et les images animées – plusieurs images séquentielles à l’intérieur du même fichier. Il est utilisé pour des logos, des icônes, des boutons et autres éléments de pages web. Profondeur limitée à 1 octet, soit 256 couleurs dans une palette. - …
Métadonnées
Certains formats d’enregistrement permettent également d’ajouter dans le fichier des métadonnées qui peuvent indiquer :
- les dimensions « réelles » de l’image, sous la forme d’une résolution (en pixels par cm par exemple, ou en pixels par pouce : ppp)
- les conditions de la prise de vue (focale, exposition, date, …)
- …
Ces données sont le plus souvent à la spécification EXIF.
Compression
La plupart de ces formats utilisent des algorithmes de compression, afin de réduire la taille de l’image sur les mémoires de masse (disque durs, …).
On défini alors le taux de compression par :
La compression peut être réalisée avec ou sans perte :
- sans perte : l’image comprimée est parfaitement identique à l’originale
- avec perte : l’image est plus ou moins dégradée, selon le taux de compression souhaité.
Exemple : perte de qualité lors d’une compression JPEG :

compression JPEG 100% : 70 860 octets

compression JPEG 40% : 10 431 octets

compression JPEG 10% : 4 294 octets
Codage numérique
Le codage d’une image est intimement lié au format d’enregistrement.
Activité :
Le système de codage RLE (Run Length Encoding ou codage par longueur des plages), est certes ancien, mais a longtemps été utilisé dans les transmissions par fax.
L’image ci-contre est codée par les nombres figurant à sa droite.
- Expliciter le codage employé
- Quel est le taux de compression de cette image ?
- S’agit-il d’un système de compression avec ou sans pertes ?
Activité :
L’image multicolore ci-contre a été codée dans le but de la comprimer.
- Retrouver le code de la troisième ligne.
- Calculer le taux de compression.
source : concours Castor Informatique 2010
Manipulation
Pour manipuler des images avec Python, il faut utiliser des bibliothèques capables de réaliser des opérations complexes telles que :
- ouvrir/enregistrer des fichiers image,
- accéder (lecture et écriture) aux pixels,
- modifier les dimensions et recadrage,
- modifier les propriétés de luminosité, contraste, balance des couleurs, …,
- filtrage,
- …
La bibliothèque la plus couramment employée sur Python est PIL.
Activité :
ISN-Python-traitement d images
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source : http://eduscol.education.fr/cid60671/ressources-isn.html







